Farah, à la Upocam, juillet et août 2004
Farah Beniacoub est partie en juillet 2004 comme volontaire en Equateur, via « Ingénieur sans Frontière » dans le cadre d’une collaboration avec MATM chez notre partenaire de Jipijapa, la UPOCAM. Farah a 24 ans et habite Anderlecht. Elle témoigne de sa détermination à « rencontrer le Sud » :
Après mes études d’ingénieur des constructions à l’ULB, j’ai désiré poursuivre ma formation par un 3ème cycle en coopération au développement qui s’étale sur deux ans dans cette même université.
Les problèmes liés au Sud m’interpellent grandement. Ne voulant pas me cantonner dans ma seule formation technique, cette voie plus générale m’a semblé des plus adéquates pour répondre à mes attentes. Les échecs répétés de projets implantés dans le Sud sont d’ailleurs souvent le fruit d’une méconnaissance de la situation ou même, pire encore, des attentes réelles de la population.
C’est dans ce cadre académique que je devais choisir un stage pour ma deuxième année. Je me suis tout de suite tournée vers l’Amérique latine qui a toujours suscité chez moi un grand intérêt. Mon choix pour Jipijapa en Equateur s’est fait par l’intermédiaire d’ISF (Ingénieur sans frontière), à la source d’une série de projets dans la région. Par leur biais, une rencontre a été organisée avec Azucena Tamayo, représentante de la UPOCAM, de passage à Bruxelles. La discussion sur le projet et la motivation évidente de l’association paysanne qu’elle représentait m’ont convaincue.
Le projet concerne la réhabilitation de l’adduction d’eau entre une source en aval du village de la Union et celui-ci situé en amont. Ma mission sera de réaliser une étude technique pour vérifier la faisabilité de ce projet. Celle-ci comportera la conception totale du système d’adduction d’eau : dimensionnement des conduites, tracé, matériaux utilisés, choix et dimension de la pompe, … Un volet budgétaire sera également effectué.
Ce stage de deux mois (juillet-aôut) sera ma première expérience sur le terrain. J’espère simplement en apprendre beaucoup et pouvoir enfin confronter dans la pratique ce que j’ai pu apprendre dans mes cours théoriques : vivre une expérience humaine avant tout, et bien évidemment, sur le plan professionnel, avoir la satisfaction de pouvoir utiliser mes connaissances pour apporter ma petite pierre à l’édifice de la « coopération au développement