Géraldine et Nathalie, Upocam, été 2005
L’Equateur est réellement un pays étonnant. Trois régions naturelles, trois mentalités différentes et des richesses naturelles innombrables. Un pays qui a tout pour lui, sauf apparemment un gouvernement attentif aux besoins premiers du peuple. Le problème de la corruption de la classe politique est ce qui bloque en majorité les possibilités de développement du pays. Et puisque le gouvernement ne fait rien, il revient donc à la population de se prendre en charge parallèlement aux structures officielles. C’est dans ce but que fut créée la UPOCAM (Union Provinciale des Organisations Paysannes de la province du Manabi), située à l’ouest du pays, près de la côte. D’autres volontaires y ont déjà travaillés avant nous dans le cadre d’une convention avec MATM.
Cette organisation est active dans différents secteurs comme la production, l’alphabétisation, la santé, les mouvements des femmes, la conscientisation politique. La UPOCAM, c’est aussi une machine qui tourne bien depuis déjà près de trente ans. Les personnes qui y travaillent sont toutes animées d’une grande motivation, très sympathiques et accueillantes.
Nous n’avons pas de tâches bien définies et essayons d’aider là où nous pouvons. Ainsi, nous avons passé la première semaine de notre séjour à peindre, nettoyer, … le nouveau bâtiment de l’organisation à Rocafuerte qui fut inauguré lors d’une grande fête, le 16 juillet. Ensuite, nous avons accompli des tâches très diverses telles que donner des cours d’anglais au collège de la UPOCAM, établir l’inventaire des biens que possède l’organisation ou encore réorganiser l’archivage des patients du centre médical de Jipijapa. La UPOCAM étant comme un train en route qui ne s’arrête pas, c’était à nous de nous débrouiller pour monter à bord et apporter une aide si minime soit elle. Nous ne savons donc pas de quoi demain sera fait.
C’est ici que nous allons achever notre mini récit. Nous avons tenté d’expliquer au mieux et en peu de mots ce que nous vivons ici. Exercice difficile car il ne rend pas compte des différentes rencontres passionnantes, des surprises (agréables et moins agréables) qu’impliquent la découverte d’un pays aussi différent. Ce qui est certain, c’est que cette expérience ancre encore un peu plus notre désir de découvrir un maximum de cultures et de manières différentes de vivre.