Haïti : Accès à l'eau potable
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Grâce aux financement de la Loterie Nationale belge, au CGRI et en collaboration avec Volens Romsée et Peuples Solidaires, le Mouvement d’Actions à Travers Monde a pu mettre en place un projet d’accès à l’eau potable. D’une part en installant deux stations de potabilisation d’eau dans deux villages haïtiens de la vallée de l’Artibonite, Bac D’Aquin et Dipson, et d’autre part en renforçant de 12 comités de gestion des systèmes déjà en fonction. Contexte En Haïti, l’eau n’est pas rare. Il pleut beaucoup et les cours d’eau ne tarissent jamais. La problématique ne se situe donc pas au niveau de la quantité d’eau disponible par habitant, mais bien au niveau de la qualité. Là où nous allons œuvrer, les habitants consomment l’eau du fleuve Artibonite et des canaux d’irrigation. Ces eaux servent malheureusement à tous usages confondus (toilette, hygiène, égout, vaisselle, abreuvage du bétail, …), ce qui la rend impropre à la consommation. L’eau, source de vie devient alors vecteur de maladies et d’infections. Ce qui entraîne par la même occasion un ralentissement du développement socio-économique |
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Partenaire local Ce projet sera réalisé en collaboration avec une association locale HRDF (Haitian Resource and Devlopment Fundation). Bénéficiaires Les villages concernés représentent une population totale d’environ 20000 hab. (3000 familles), soit autant d’habitants qui bénéficieront d’eau potable. Ce projet devrait toutefois avoir un impact plus fort dans la zone, qui draine une population environnante plus importante que les bénéficiaires directs, notamment les jours de marché. S’il est clair que toutes les classes de la population bénéficieront de ce projet, les bénéfices seront plus importants pour les femmes, les enfants et les personnes âgées. |
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Atouts du projet Cependant, l’accès à l’eau potable ne se résume pas seulement à mettre à disposition de la population un service. Cela implique que la population soit en mesure d’en assurer la gestion tant sociale qu’environnementale. Rien ne sert, par exemple, d’avoir de l’eau potable à un endroit si les habitudes d’hygiène n’ont pas été améliorées. L’installation des nouvelles stations s’accompagne de formations techniques, sanitaires et de création de comités de gestion. Cet aspect du projet se révèle être essentiel si l’on veut que sa mise en œuvre soit durable et efficace. Ce projet mise sur la formation des bénéficiaires directs pour renforcer l’efficacité de la gestion des comités locaux. Haïti étant un pays où le système éducatif traditionnel est assez déficient, les personnes participant à un projet de formation acquièrent non seulement les compétences nécessaires pour atteindre les objectifs de ce projet mais aussi pour leur développement personnel car il favorise l’apprentissage de nouvelles compétences ce qui leur permettra par la suite soit de créer leur propre emploi ou d’en trouver un plus facilement. |
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A cet effet, M.A.T.M. a rendu un projet de formations et de renforcement de l’ONG locale HRDF, responsable du bon fonctionnement du projet à Haïti. Ce projet a été accepté et financé à 87,5% par la Région Wallonne. Actuellement sur le terrain, une équipe structurée est enfin fonctionnelle au sein de l’ONG HRDF. Elle est composée d’un coordinateur de terrain et de quatre animateurs qui ont pour tâche d’encadrer les comités afin de les rendre plus autonomes et efficaces dans leur gestion. Des modules de formation ont été élaboré par l’équipe de Port-au-Prince, Alex (chef de projet) et Albert (coordinateur des formation). Les formations en gestion, organisation et sanitaire ont démarré en avril 2008 et se termineront en décembre. Virna, une volontaire de MATM assure la gestion financière du projet. |
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Ce projet a été possible grâce au partenariat de Haitian Resource Development - HRDF |




